jeudi 30 juin 2011

CENTRALITÉ DU TIRAGE AU SORT EN DÉMOCRATIE

La principale racine de nos problèmes politiques est que nous appelons démocratie son strict contraire : l'élection est aristocratique (on élit le meilleur, le meilleur = aristos).

mercredi 29 juin 2011

ELECTIONS, PIEGE A CONS


« La démocratie est un état où le peuple souverain, guidé par des lois qui sont son ouvrage, fait par lui-même tout ce qu’il peut bien faire, et par des délégués tout ce qu’il ne peut faire lui-même. »
ROBESPIERRE, discours du 18 pluviôse an II.

***
Alors que le « gouvernement représentatif » (notre régime actuel, partout sur terre où l’on nous parle de « démocratie »), expressément, dès le départ, était pensé comme LA NÉGATION MÊME DE LA DÉMOCRATIE.

La preuve ?  La pensée de Sieyès, le penseur victorieux de la Révolution française :
« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »
Abbé SIEYÈS, discours du 7 septembre 1789.

samedi 25 juin 2011

ELECTIONS, PIEGES A CONS


« Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie; le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie.

Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie.

Mais, comme il est défectueux par lui-même, c’est à le régler et à le corriger que les grands législateurs se sont surpassés.

Solon établit à Athènes que l’on nommerait par choix à tous les emplois militaires, et que les sénateurs et les juges seraient élus par le sort.

Il voulut que l’on donnât par choix les magistratures civiles qui exigeaient une grande dépense, et que les autres fussent données par le sort.

Mais, pour corriger le sort, il régla qu’on ne pourrait élire que dans le nombre de ceux qui se présenteraient; que celui qui aurait été élu serait examiné par des juges, et que chacun pourrait l’accuser d’en être indigne : cela tenait en même temps du sort et du choix. Quand on avait fini le temps de sa magistrature, il fallait essuyer un autre jugement sur la manière dont on s’était comporté. Les gens sans capacité devaient avoir bien de la répugnance à donner leur nom pour être tirés au sort. »

Montesquieu, « L’esprit des lois », Livre II, Chapitre 2.

jeudi 23 juin 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

« Nous sommes à peine sur le seuil du plus profond, du plus sombre et du plus large Achab. Nous voilà avec notre corps debout dans le soleil comme un palais plein de merveilles, mais, vous qui cherchez la vérité, descendez sous les fondations, de cave en cave. Dans les profondeurs farouches de l’orgueilleuse construction de l’homme s’ouvre le vaste habitat des civilisations perdues ; et c’est là que sa grandeur essentielle est enracinée dans les ténèbres avec toute sa majesté : héros antique enseveli sous l’entassement des siècles. Les Dieux du ciel libre se moquent de ce roi prisonnier des écroulements de son trône. Mais lui, comme une cariatide accroupie, il porte sur ses épaules glacées l’accumulation des âges. Descendez jusqu’à lui avec l’orgueil et la tristesse de votre âme moderne et parlez à son vieil orgueil et à sa vieille tristesse. Vous retrouvez tout votre propre drame ? Oui, jeunes rois, le vieux roi sauvage connaissait déjà le secret éternellement sauvage de la race humaine. » Hermann Melville, Moby Dick

mercredi 22 juin 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE (ma sorcière bien-aimée)


 Sorcières, femmes, bûchers... quand la terre, comme les enfants et les bêtes étaient confiés aux femmes; sacrée et propriété de Dieu. A personne, et donc à tout le monde.
Chaque quintal de bois, chaque torture y a coûté son prix et ses réquisitions de terres, et son lot de destruction de forêts devenues cultures intensives.
Il a fallu 6 siècles de forclusion du féminin pour faire grandir la plante capitaliste sur le terreau du Patriarcat. Ses jeunes pousses en Allemagne étaient alors dominicaines. L’imprimerie comme tuteur, avec en lien le droit d’auteur et le Protestantisme pour fertilisant.

LLAMAMIENTO 3 DE JULIO

 
Hemos cambiado el aspecto de plazas y calles. Hemos cambiado los días y las noches. Hemos tomado la palabra y la calle. Hemos construido un movimiento que es ya una IMPARABLE OLA que arrastrará consigo el Viejo Mundo.
El 3 de julio, coincidiendo con la manifestación convocada en Madrid por #nopodranpararnos#, los pueblos y las gentes de la sociedad rebelde realizaremos algo insólito.
Somos la gente desahuciada, condenada, reprimida, despedida, violentada.
Ahora nosotr@s, en vez de ser juzgad@s, os juzgaremos a vosotr@s:
  • A l@s culpables de la miseria y la explotación presente y futura.
  • A l@s culpables de que los calendarios no nos sirvan.
  • A l@s culpables de no ser dueños de nada, ni tan siquiera de nuestras vidas.
  • A l@s culpables de sentirnos parte de un mundo que no hemos elegido.
Organízate en tu ciudad.
No podrán pararnos.

mardi 21 juin 2011

De la démocratie représentative


On constate ainsi que sur 100 Français adultes :
• 15 ne se sont pas inscrits sur les listes électorales ;
• 37 sont allés voter ;
• 8 ont voté pour l’UMP, “LE parti majoritaire” ;
• 9 ont voté PS, “LE parti d’opposition”.
Ces résultats devraient suffire à engager une profonde réforme de nos institutions, clé de voute de la démocratie. En fait, bien au contraire, rien ne change, grâce à la magie du scrutin majoritaire, véritable “rouleau compresseur” de la volonté populaire, dont les résultats sont atterrants :

Contre le mythe autogestionnaire (brochure)

Ci-dessous une importante brochure qui critique la pensée autogestionnaire.  Même si ses auteurs ne vont pas trop dans les détails de la théorie critique de la socialisation capitaliste-marchande (double nature du travail sous le capitalisme, critique de la valeur d'usage en elle-même comme déjà une abstraction propre à la société marchande-capitaliste, etc), beaucoup se retrouveront dans sa critique des catégories marchandes en elle-mêmes (saisissant des formes sociales qui n'existent qu'en tant que socialisation structurante dans la seule société présente). Ils abordent leur sujet dans le cadre d'une double critique de l'autogestion : d'une part en tant qu'elle reprend les catégories/formes sociales marchandes, d'autre part en tant qu'elle signale un mouvement de conservation contre-révolutionnaire, même si ce dernier point pose parfois question [1] . Le texte a une première partie historique qui met en oeuvre ces deux critiques (révolution espagnole de 1936-1937 - on ne peut d'ailleurs rater sur ce sujet l'important livre de Michael Seidman « Ouvriers contre le travail. Barcelone et Paris pendant les Fronts populaires » publié par Senonevero [2] -, l'usine autogéré Lip et surtout l'Argentine des années 2000 [3]) et une deuxième partie plus théorique. Leur point de départ est clairement insurrectionnaliste quoique pas vraiment dans le sens des textes de la mouvance de Tiqqun. 

lundi 20 juin 2011

LA DEMOCRATIE ATHENIENNE: LE TIRAGE AU SORT

«  Bien avant que les électeurs allemands ne portent Hitler au pouvoir, quand Bonaparte (Napoléon III) eut assassiné la république, il proclama le suffrage universel. Quand le comte de Bismarck eut assuré la victoire des hobereaux prussiens, il proclama le suffrage universel. Dans les deux cas, la proclamation, l’octroi du suffrage universel scella le triomphe du despotisme. Cela seul devrait ouvrir les yeux aux amoureux du suffrage universel. »

vendredi 17 juin 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

On peut démissionner d'une secte politique, et, dans un Etat totalitaire, on peut au moins se réfugier dans "l'émigration intérieure"; mais il est aussi impossible pour l'homme capitaliste devenu auto-régulateur de démissionner du marché totalitaire que de son propre "moi", devenu "capital humain". La conscience est reliée au mécanisme omniprésent de la concurrence, obligeant à se mentir sans cesse à soi-même en raisonnant dans les termes de la Novlangue économique néo-libérale: "productivité déchaînée est expérience de soi", "l'auto-soumission c'est l'autoréalisation", "la peur sociale est l'auto-libération" etc. Cent ans plus tôt, Rimbaud avait déjà formulé de manière inégalée la schizo-devise de l'homme moderne: "Je est un autre".
 
"Etre libre" ne signifie dans ce monde rien d'autre que de savoir ce que Big Brother, c'est-à-dire le marché totalitaire, pourrait demander aux hommes, de le prédire et de s'y conformer dans une obéissance zélée et inconditionnelle – ou alors de rester sur le bord de la route, de perdre son existence sociale et de mourir prématurément. Il n'y a plus besoin de système de surveillance bureaucratique pour que ces sanctions s'exercent sur les "perdants". C'est parfaitement réglé par ce lugubre pouvoir anonyme de la machine sociale du capital devenu rapport mondial total. Le pouvoir des lois systémiques aveugles, violant les ressources naturelles et humaines, s'est émancipé de toute volonté sociale – et donc aussi de la subjectivité du management.

vendredi 10 juin 2011

Du lait maternel humain dans les mamelles d'une vache clonée



Un laboratoire argentin a annoncé la naissance de la première vache clonée au monde, comportant deux gênes humains, afin de produire un équivalent du lait maternel.
"La vache clonée, baptisée Rosita ISA, est le premier bovin né au monde avec deux gênes humains contenant les protéines présentes dans le lait maternel", déclare l'Institut national de technologie agricole (INTA) dans un communiqué, diffusé jeudi soir.

Agent antibactérien

Le veau est né le 6 avril "par césarienne, en raison de son poids excessif, 45 kilos, alors que les (vaches) Jersey ne dépassent pas habituellement les 22 kilos" à la naissance, ajoute-t-il.
A l'âge adulte, "la vache produira du lait similaire à celui des êtres humains", indique encore l'Institut.
"L'objectif était d'améliorer la valeur nutritionnelle du lait de vache en ajoutant deux gênes humains, la protéine lactoferrine, qui apporte une protection antibactérienne et antivirale, et la lysozyme, qui est aussi un agent antibactérien", a déclaré l'un des chercheurs, Adrian Mutto, lors d'une téléconférence.
Pour parvenir à ce clonage, l'INTA a travaillé avec l'Université nationale de San Martin, elle aussi argentine.
(Source AFP)

mercredi 1 juin 2011

MOUSELAND

FINANCE ET METAPHYSIQUE

L’objectivité est une même réalité a deux faces comme la pièce de monnaie : pile, la réalité matérielle sensible qui est la même pour tout le monde ; face, la réalité formelle qui est propre à chaque intelligence subjective mais que le langage permet de partager. La réalité objective matérielle et formelle est déclarée identique à elle-même si plusieurs sujets personnels utilisant le même langage attribuent le même nom au même objet qu’ils observent. La pomme est la pomme parce que le même fruit observé en même temps par plusieurs personnes est nommée « pomme » d’un commun accord.
Tout cela paraît évident à propos de réalités physiques que nous percevons par les sens. Mais qu’en est-il de réalités métaphysiques non perceptibles par les sens mais uniquement par l’intelligence, la discussion et la liberté de nommer ? Le problème est bien réel et actuellement très aigu. De la démocratie, de la finance et de l’économie, beaucoup imaginent que ce sont des réalités objectives qui s’observent et se nomment comme des pommes. Cela permet de délaisser la question du sujet et de faire croire que la démocratie, la finance et l’économie sont ce qu’elles sont quoiqu’on en pense et quoiqu’on en dise.
La position de négation de la métaphysique de la réalité est très commode. Elle permet de leurrer le sujet par les mots ; de parler de démocratie pour ne pas la réaliser concrètement ; de faire de la finance sans expliquer réellement ce qu’on fait ; et de théoriser l’économie sans jamais la rapprocher d’une réalité effectivement observable par le commun des mortels. En niant la métaphysique de la réalité on se dispense de toute obligation de réalité de la théorie employée dans le discours. La politique, la finance et la science économique sont des histoires pour occuper l’intelligence qui n’agit pas dans la réalité. Cela permet à quelques sauveurs du monde d’agir en toute liberté sans que personne ne comprenne ce qu’ils font.
Dans le monde platonicien de la physique non distincte de la métaphysique, il n’est pas possible de penser et de parler de la structuration réciproque de la réalité physique par la réalité métaphysique. Dans le platonisme qui gouverne nos intelligences depuis la fin du Moyen Age, l’homme n’a plus de possibilité de penser le système car il est enfermé dedans par la science des sachants. Cela laisse le champ libre à quelques hommes de pouvoir pour monopoliser la réalité par la lutte de système inintelligible à la masse des incultes. Dans ce combat de titans, la finance a désormais pris possession du monde.
La finance est une réalité purement métaphysique : elle dépend totalement de ses sujets qui la font exister. La finance est une médiation métaphysique entre les réalités à la fois matérielle et formelle que sont la démocratie et l’économie. La démocratie est un système de discrimination universelle de la valeur : elle donne à tout être humain la possibilité de donner et réaliser son avis sur ce qui est valeur et sur ce qui’ n’est pas valeur. Hors de la démocratie, il n’y a pas de valeur : les choses sont ce qu’elles sont sans qu’aucun avis personnel ne soit nécessaire. Dans la république platonicienne, la valeur est un étant par l’oligarchie qui a la valeur en elle : aucun jugement de qui que ce soit n’est nécessaire pour que la valeur soit. Donc la valeur n’existe pas et ce n’est un problème pour personne.
Dans notre univers platonicien contemporain, la science économique est la métaphysique de la physique sans métaphysique explicite. La science économique est la théorie de la démocratie platonisée dans la république. Le citoyen est réduit au silence par la rationalité en soi de la physique dont il fait totalement partie. Trois coups de force contre la réalité ont été nécessaires pour en arriver là. Ces trois coup de force ont été commis par l’intelligence oligarchique pour acheter toute la réalité par ses systèmes ; pour soustraire toute la réalité à la démocratie en la payant de mots.
Le premier coup de force est situé par Paul Jorion entre le Moyen Age et la Renaissance : la rationalité mathématique est fusionnée avec la réalité physique objective. Deuxième coup de force entre l’époque moderne et l’avènement du capitalisme financier : la rationalité politique est fusionnée avec les lois de la nature. La démocratie devient l’État et ne contient plus de valeur discutable. Troisième coup de force à la fin du XXème siècle : la rationalité métaphysique est absorbée dans la finance : Lloyd Blankfein (Goldman Sachs) fait le travail de Dieu. La métaphysique est entièrement préemptée dans les modèles financiers invoqués par le mythe du marché.
Tous ces coups de force vident la démocratie de son contenu qui est l’intelligibilité personnelle universelle de la valeur dans la réalité concrète. Tout ces coups de force manipulent la relation métaphysique entre la physique et la métaphysique pour priver l’intelligence humaine de toute prise sur le réel. L’oligarchie se fait sa guerre de système pour saturer l’intelligence de la démocratie ; pour en capter toute la valeur à son profit exclusif ; pour privatiser le réel humain au bénéfice de quelques privilégiés. Cela s’appelle la cupidité qui existe depuis que l’homme réfléchit sur lui-même et ses semblables.
Le vecteur de la cupidité est l’argent ; ce par quoi la finance a gagné la guerre de la valeur au sein de l’oligarchie. Ce par quoi la finance sans démocratie et sans métaphysique explicite détruira méthodiquement toute civilisation et transformera toute humanité en monnaie. La monnaie est l’unité de compte de la métaphysique. Une pure production de l’intelligence humaine pour exprimer la mesure physiciste de ce qu’elle reconnaît comme valeur pour le sujet qui sait compter. Le propre de la réalité physique où évolue le sujet humain est d’être matérielle : c’est à dire intrinsèquement différentiable, individualisable et accumulative. La réalité physique investie par le sujet est entièrement numérisable par l’unité de compte commune à tous les sujets.
La monnaie exprime la comptabilité métaphysique du réel humain physique. Jusqu’à la fin du XXème siècle, l’oligarchie politique, financière et scientifique s’oblige à s’entendre entre ses différents axes de captation du réel. Pour contrôler la monnaie qui distribue la richesse matérielle, il faut un calcul réglé par une loi arbitraire appuyée sur une science oligarchique. Avec la mondialisation et l’avènement d’internet, le pouvoir politique se divise et se morcelle tandis que la science devient universellement accessible et discutable. Seul le calcul financier parfaitement mondialisé et numérisé accroît sa puissance métaphysique.
En l’absence de langue commune à la société humaine mondiale, en l’absence d’accord mondial sur l’existence d’une métaphysique humaine commune et en l’absence d’omniscience réelle de l’objectivité physique, la fusion cognitive de la physique et de la métaphysique, de la politique et de l’économie et enfin de la valeur humaine et de la monnaie crée un empire mondial de la finance. L’homme se détruit lui-même par l’hypothèse financière non contradictible dans la mondialisation numérique de l’absence de limite entre des personnes et des sociétés différentes. La stock-option (option de capital donnée gratuitement au fabriquant financier de plus-value) transforme le sujet du calcul financier en machine sans conscience. L’individu sans foi ni loi s’enferme en soi.
La réalité financiarisée sans métaphysique de démocratie est totalement absorbable dans le simulacre de l’argent. Si la délibération du bien commun est financée par l’argent des financiers irresponsables en une quelconque loi devant une cité réelle, la démocratie n’est que simulacre. La réalité devient invérifiable en l’absence de tout critère d’objectivité partageable dans l’inter-subjectivité. Si la stock-option est « déplatonisé » et devient négociable sur une agora démocratique qui lui donne un prix en bien commun en même temps qu’en monnaie, alors la prime de l’option en démocratie devient le prix de la monnaie ; le prix du bien délibéré par l’intelligence de chaque citoyen.
Nous avons sept siècles d’obscurantisme oligarchique platonicien à remonter. Mais le temps se contracte avec le temps intelligible, c’est à dire le temps comptable financier soumis à la loi du bien commun. L’agora internationale organisée par internet en banques de données anticipant la réalité et le prix des objets de valeur demandés par la démocratie existe déjà. Pour qu’elle fonctionne comme chambre de compensation internationale, il faut que la politique déprivatise une partie du système financier et constitue un marché financier international de négociation d’option : négociation de la valeur démocratique des systèmes juridiques par des primes de change ; négociation de la valeur démocratique des crédits par des primes de crédit de tout emprunteur notamment étatique ; négociation de la valeur réelle de la démocratie par des primes de capital.
L’unité de compte nominale de la valeur réelle de la démocratie totalement couverte par la délibération de la loi, la délibération du crédit et la délibération de l’incertitude financière est l’étalon monétaire universel de toute valeur physique soumise à une métaphysique de l’humain. La Puerta del Sol a déclaré la guerre au nihilisme. Le nihilisme répondra que la réalité n’existe pas hors des espèces sonnantes et trébuchantes décrétées par la politique achetée par la finance. La Puerta del Sol doit donc vendre à la politique une nouvelle monnaie que personne n’est obligé d’acheter ni d’utiliser mais contre laquelle les citoyens libres se donnent la possibilité de travailler, d’entreprendre et d’investir sans utiliser les monnaies actuelles comme monnaie mais comme actifs de valeur discutable.
Les citoyens libres demandent juste de pouvoir saisir un juge indépendant quand ils ne sont pas d’accord sur la justice du prix négocié dans la nouvelle monnaie.